Histoire de la Traduction

  • L'Antiquité
    4000 BCE

    L'Antiquité

    4,000-476 av J.C
  • Period: 476 BCE to 1492

    Moyen Âge

    Le latin devient la nouvelle langue dominante dans l'Empire Romain, et ce rôle est maintenu au Moyen Âge et au-delà.
  • Livius Andronicus
    300 BCE

    Livius Andronicus

    III siècle av. J.-C.,
    Livius Andronicus était le premier traducteur européen connu.
  • La Septante
    200 BCE

    La Septante

    À partir de la mort d’Alexandre (323 av. J.-C.), le
    rayonnement de la civilisation hellénistique est si grand
    que le grec devient la langue dominante : la Septante est
    traduite à Alexandrie tout naturellement de l’hébreu en
    grec au IIe siècle.
  • La pierre de Rosette
    196 BCE

    La pierre de Rosette

    La pierre de Rosette, qui permettra à Champollion de décrypter les hiéroglyphes, est une traduction de l’égyptien en grec réalisée en 196 av. J.-C. dans l’Égypte ptolémaïque
  • L’injonction de Cicéron,
    46 BCE

    L’injonction de Cicéron,

    L’injonction de Cicéron dans son Libellus de optimo genere oratorum (46 av. J.-C.). Il dit qu’il ne faut pas traduire « verbum pro verbo » c'est a dire « mot à mot ».Il prèfere conserver la valeur du texte. C'est lui qui a fait une réflexion théorique de la traduction. Cicéron distingue ainsi deux formes de traduction : au premier
    degré, ce que l’on pourrait appeler la traduction proprement dite, celle de l’« interpres » ; au deuxième degré, celle de l’« orateur ».
  • Saint Jérôme
    46 BCE

    Saint Jérôme

    Dans ce dernier écrit, "De optimo genere interpretandi", saint Jérôme souligne la différence entre textes religieux et textes profanes au regard de la traduction. Dans le premier cas, il
    faut davantage s’en tenir au mot à mot.
    Mais une traduction strictement littérale est également rejetée par saint Jérôme.
  • La méthode de Philon
    13 BCE

    La méthode de Philon

    La méthode que préconise Philon (13 av. J.-C. – 54), membre de la communauté juive d’Alexandrie, dit que seulement la traduction littérale serait en mesure de ne pas altérer les textes sacrés.
  • Horace
    10 BCE

    Horace

    Horace reprendra dans son Ars poetica (10 av. J.-C.) l'injonction de Ciceron qui dit qu’il ne faut
    pas traduire « verbum pro verbo » « mot à mot ».
  • William Tyndale
    1388

    William Tyndale

    Tyndale a traduit la première bible «La Vulgata » en anglais en 1388. Il a trouvé que le grec était plus en harmonie avec l’anglais que ne peut l’être le latin, quant à l’hébreu, il l’est « mille fois plus » ,donc il suffit de le traduire en anglais « mot à mot ».
    Le rayonnement de l’Authorized Version sur la langue et la littérature anglo-saxonnes est impressionnant et elle était « autorisée » par le roi Jacques Ier comme un monument de la littérature de langue anglaise.
  • Period: 1492 to

    La Renaissance

    Pendant la Renaissance, le latin est supplanté par les langues vernaculaires.
    La traduction française gagne influence et prestige, même en Angleterre.
  • Martin Luther
    1532

    Martin Luther

    Luther en sera le premier grand artisan. Il a traduit la bible du latin en allemand, en ajoutant de l'élégance mais sans dévier du mot et en consultant les textes originaux hébreux et grecs. Elle représente l’acte de naissance de la langue allemande.
  • Ordonnance de Villers-Cotterêts
    1539

    Ordonnance de Villers-Cotterêts

    L’époque qui voit l’instauration du français comme seule langue du royaume est aussi celle où, par le biais de la traduction, des emprunts massifs sont faits aux langues étrangères.
  • Étienne Dolet et le mot « traduction »
    1540

    Étienne Dolet et le mot « traduction »

    L’un des premiers théoriciens de la traduction à la Renaissance
    est Étienne Dolet, à qui l’on doit en français le mot « traduction », apparu en 1540.
  • Joachim du Bellay
    1549

    Joachim du Bellay

    Joachim du Bellay a développé dans Defense et illustration de
    la langue française (1549) un raisonnement qui reprend
    celui de Cicéron, appliqué à la langue nationale : l’imitation des Anciens ne doit pas être servile, elle doit se faire au service de la langue française.
    En France, on assiste à une multiplication des traductions des langues classiques en français et des « imitations » des modèles grecs et latins
  • Jacques Amyot
    1559

    Jacques Amyot

    Il existe une troisième aspect de la traduction, qui permet de transformer le texte original dans le cadre de l’« imitation »,
    C’est ainsi que Jacques Amyot, dans sa célèbre traduction des Vies parallèles de Plutarque (1559) introduit des changements qui obéissent une logique.
  • Antoine Berman
    1559

    Antoine Berman

    Antoine Berman appelle les transformations logiques la « visée
    traductive » de la Renaissance. Une type d'adaptation fait pour annexer la langue et la culture nationale et pouvoir comprendre la traduction dans toute sa diversité,
  • Thomas North
    1579

    Thomas North

    La plus célèbre des traductions élisabéthaines c’est la traduction des Vies parallèles de Plutarque par Thomas North, Lives of the Noble Grecians and Romans (1579), dont s’est inspiré Shakespeare pour ses pièces romaines (Jules César, Antoine et Cléopâtre, Coriolan) et Timon d’Athènes.
    Donc, le français a été le moyen qui a aidé de nombreux classiques à pénétrer dans la langue et la littérature de lÁngleterre.
  • Period: to

    Siécles XVII-XVIII

    Les xviie et xviiie siècles mettront les considérations esthétiques au premier plan en matière de traduction. En France, la fidélité et la littéralité sont subordonnées au respect du style de la langue classique. Il a mis en place un fossé entre les adeptes de la traduction littérale et de la traduction « libre » entre , Mme Dacier et Antoine Houdar de la Motte. Aujourd´hui on peut les considerer comme des adaptations.
  • l’Académie française

    l’Académie française

    l’Académie française est créée en France en 1634.
  • Dryden

    Dryden

    En 1680, dans sa préface à Ovid’s Epistles1, Dryden donne une définition de la traduction résolument moderne dans son rejet de l’imitation.
    Il distingue trois formes de traduction : la
    première est la traduction littérale (« métaphrase ») ; la deuxième est la traduction proprement dite ( « paraphrase » mais rebaptisée simplement « traduction ») ; la troisième, l’« imitation »
    ( « paraphrase »).
  • L’« appropriation » et le « plagiat »

    L’« appropriation », était un concept clé de la Renaissance. C'est a dire que les personnes ne voyaient pas ça comme une mauvaise chose, jusqu'au XVIIIème siècle, quand le terme de « plagiat » ne devient péjoratif et l’originalité devient une valeur littéraire.
  • Period: to

    L'époque Contemporaine

    Le XIXe siècle était le siècle des traductions littérales. Le XXe siècle marque la victoire de l’esprit sur le littéralisme du siècle précédent et il marque l’apparition des premières
    véritables théories de la traduction, dont l’influence ne fait que croître dans les pays les plus divers.
  • Goethe

    Goethe

    Goethe dans le Divan occidental-oriental (1819) distingue un cycle de trois sortes de traduction.
    1. Se limite à transmettre l’œuvre telle qu’elle est dans la langue originale ; c’est ce qu’aurait fait Luther en traduisant la Bible.
    2. Présente l’œuvre de telle sorte qu’elle paraît avoir été composée dans la langue de la culture réceptrice, à l’exemple des traductions élégantes à la française.
    3. Une synthèse des deux précédentes. Il se produit alors un croisement entre les deux langues.
  • Chateaubriand

    Chateaubriand

    Paradise Lost de Milton par Chateaubriand en 1836, Il dit: « C’est une traduction littérale dans toute la force du terme que j’ai entreprise, une traduction qu’un enfant ou un poète pourront suivre sur le texte, ligne à ligne, mot à mot, comme un dictionnaire ouvert sous les yeux.» On ne saurait être plus explicite. Mais, ce n'est pas du tout vrai.